Ce n'est pas le Téléphérique d'Agadir, mais les télécabines de la Kasbah

L'un des plus gros projets qui sont en train de transformer Agadir de fond en comble est la liaison aérienne en cours d'installation pour accéder dès l'été prochain à la Kasbah en voie de complète transformation. Le projet est formidable, mais il est mal nommé. Il ne faut pas parler de "téléphérique d'Agadir", mais bien de "télécabines" pour accéder à la Kasbah multi-séculaire. Une de ces télécabines vient d'être exposée en bord de mer, à proximité d'un des restaurants McDonald's (notre photo). Il s'agit d'un effort d'information et de sensibilisation que l'on peut applaudir des deux mains. A la réserve près que l'appellation "Téléphérique d'Agadir" n'est pas adaptée à la réalité du projet. Un "téléphérique", selon la définition habituelle, que reprend Wikipedia, est en effet "une remontée mécanique équipée de cabines de grande capacité desservant un sommet généralement difficile d'accès". Les téléphériques des Alpes sont conçues pour transporter, en général, de 30 à 100 personnes, comme c'est le cas de celui du Moléson, en Suisse romande (notre photo). Ils ne comprennent que deux très grandes cabines, qui se croisent au milieu du trajet. Tout au contraire, le système de transport prévu à Agadir consiste à mettre en service une trentaine de petites cabines comme celle exposée en bord de mer. Dans ce cas, il convient de les appeler "télécabines". La désignation *téléphérique" utilisée par les initiateurs des déplacements jusqu'à la Kasbah, et ultérieurement jusqu'au parc d'attraction Donialand et à Souss Camp, provient vraisemblablement du fait que l'administration française utilise le terme général de téléphérique pour parler également des télésièges et des télécabines. Ce qui conduit à des confusions. Dès lors que l'installation d'Agadir est construite par le groupe austro-suisse Doppelmayr-Garaventa, leader mondial des remontées mécaniques par câbles, ce ne sont pas les désignations françaises qui devraient être utilisées, mais bien celles du constructeur, à savoir le substantif "télécabines".